Lorsque je ferme les yeux,

Le soir, doucement, dans mon lit,

Je sors de mon corps,

De ma vie, de mon rôle,

Et je pars.

Je deviens l’oiseau qui s’envole

Au sommet des montagnes,

Le ruisseau qui gazouille

Dans la fraîche campagne,

Je suis l’arbre,

La musique, le vent,

Le temps qui s’en va

Au-delà des nuages,

Le temps qui transporte mon âme

Vers l’éternel rivage.

1987

Poesie qua e là

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