Archivio per la Categoria “Les sentiments”

Poesie sui sentimenti

Ballia çalla man,

balliala,

et sara çalla tèndua,

çalla que tsertse pamë,

fan tan di bièn

cice dèi que saron,

se saron le pèine,

lo coeur l’è pi tsaat…

1995

Donne cette main

Donne cette main,

donne-là,

et serre celle tendue,

celle qui ne cherche plus,

il fait si bon

ces doigts qui serrent,

les peines rapetissent,

le cœur se réchauffe..

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Pépé,

dis-le moi,

pourquoi ce numéro

sur ton bras ?

Tu vois,

Mon petiot,

C’est une histoire ancienne

Qui accompagne les hommes

…la haine !

Parfois, la cervelle s’abîme

Et la haine prends le pouvoir,

Elle domine les têtes

Et  les cœurs.

Mais ça n’arrivera plus,

Hein pépé ? Jamais plus ?

Ça arrivera toujours,

Mon petiot,

De temps en temps,

On oublie, tout simplement,

Et l’histoire se répète à nouveau,

Car oublier c’est humain !

1995

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Que frèt n’i voueu i fon di coeur!

Gneunca ceutta flama cllièa

Que lappe lo tron

Soladze mon grèilo.

L’ouvva souffle désot la pourta,

reboudzo lo tsarbon

et meulle s-épeulìe deun la nëët dzènta

me sèmblon eun fouà d’artificho,

meulle s-épeulìe

comme eun pro de marguitte,

comme lo ciel di mèi d’out.

Attègno:

lo fret va pouë ià.

1994

L’hiver dans le coeur

Que j’ai froid au coeur aujourd’hui!

Même pas cette flamme claire

Qui happe la bûche

Ne soulage mes frissons.

Le vent souffle sous la porte,

Je remue les cendres

Et milles étincelles dans la nuit belle

Me rappellent les feux d’artifice,

Mille étincelles

Comme un pré de marguerites,

Comme le ciel du mois août.

J’attends :

Le froid partira.

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Veunt’an.

Drèite su lo creutson

M’euntsanton le montagne,

l’ouvva dzouye avouë me pèi,

lo solèi écllièrie mon sentë.

Lo tèn paasse….

Ara si courba

I mèntèn di bouque,

la bisa souffle frèide,

grelotton me s-ouss,

et tanque i fon lo cœur,

enfonso la tëta

deun lo colèt di paltò.

Attègno que passiche

La tempëta.

1983

Vent

Vingt ans.

Debout sur la colline

Les montagnes me charment,

Le vent joue avec mes cheveux,

Le soleil éclaire mon sentier.

Le temps passe…

A’ présent je suis courbée

Au milieu de la forêt,

La bise souffle froide,

Mes os grelottent

Et jusqu’au fond mon cœur,

J’enfonce la tête

Dans le col du paletot.

J’attends que la tempête

S’apaise.

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Ni avu queunj’an,

ni avu veunt’an,

lo cœur plèn

di sondzo pi dzèn,

d’espéance, d’amour…

Toodzèn, tot toodzèn

lo tèn l’èt allò ià,

le sondzo l’ian maque de poussa,

l’espèance l’èt endreumia

et ci amour mervèlllieui

l’è po de migna via.

Bénéfor deun mon coeur,

me joué sènsa grimme!

Mé… eun sourie su me pot :

Pe vo petchou popon,

Voutre cœur son plèn,

D’espéance, d’amour…

Toodzèn, tot toodzèn,

Lo tèn va pouë ià…

1992

Tout doucement le temps s’en va

J’ai eu quinz’ans,

J’ai eu vingt ans,

Le cœur comblé

Des rêves plus jolis,

D’espérance, d’amour…

Tout doucement,

Le temps est passé,

Les rêves, ce n’était que de la poussière,

L’espérance st endormie

Et cet amour merveilleux

N’appartient pas à ma vie.

Bénéfort dans mon cœur,

Mes yeux sans larmes !

Mais… un sourire sur mes lèvres :

Pour vous, mes bébés,

Vos cœurs sont comblés

D’espérance, d’amour…

Tout doucement,

Le temps passera…

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Qu’il faisait bon d’antan

D’embrasser les joues de grand-maman,

Elle sentait l’eau de rose,

L’aubépine et la framboise

Et dans ses poches aux trésors,

Une noix, une pommette,

Un crôutillon de pain noir…

C’était un bout de son cœur

Qui fondait dans la bouche,

Un bout du cœur de grand-maman,

Il y a très très longtemps.

1991

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Douces montagnes enveloppées

D’un eternel silence,

Je ne pourrais imaginer

Mes jours sans votre image,

je ne pourrais survivre

Sans votre amicale beauté !

Qu’elle doit être triste,

Et vide, et longue, et amère

La journée de l’émigré !

1989

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Lorsque je ferme les yeux,

Le soir, doucement, dans mon lit,

Je sors de mon corps,

De ma vie, de mon rôle,

Et je pars.

Je deviens l’oiseau qui s’envole

Au sommet des montagnes,

Le ruisseau qui gazouille

Dans la fraîche campagne,

Je suis l’arbre,

La musique, le vent,

Le temps qui s’en va

Au-delà des nuages,

Le temps qui transporte mon âme

Vers l’éternel rivage.

1987

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Pourquoi,

dis-moi, cher ami,

pourquoi

au jour le jour

tout amour flamboyant

s’assoupit-il

ne laissant

que regrets et souvenirs

dans les cœurs ?

Temps impitoyable

qui efface tout espoir,

tout rêve, tout amour.

1986

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Les yeux de l’amour

Je les rencontrerai un jour;

Ils seront grands et profonds,

Noirs ou bleus, qu’importe !

Mais ils sauront caresser,

Ils sauront murmurer,

Chanter, crier, vivre,

Et… ils seront tes yeux !

1985

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Instant immense

Je ferme les yeux

Un instant

Et ta main est là,

Dans la mienne,

Elle rechauffe

mon cœur

mon âme,

ici près du feu…

1982

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Ceutta nëët me sèntchou

Eunna pavioula lèvètta,

veuilavo lliouèn lliouèn

protso de tè, Bon Djeu.

Eumbraché le montagne,

M’enivré di bon flò di violette,

di tapadzo de l’ève,

de l’ouvva,

di tèn…

Me sèmblaat de ëtre

Eunna pavioula lévetta,

Me lèvé deun lo vuoiddo

Sènsa pi mi

Lo pèiss mortel

De la via….

1982

Papillon léger

Cette nuit je croyais être

Un papillon léger,

Je volais loin, très loin,

près de toi, Bon Dieu.

Embrasser les montagnes,

M’enivrer du parfum des violettes,

Du gargouillement de l’eau,

Du vent,

Du temps…

Je croyais être

Un papillon léger,

M’envoler dans le vide

Sans

Le poids mortel

De la vie…

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Un instant de repos

Sous mon bon vieux pommier,

Les paupières se baissent

Et je pars en voyage

Au bout du temps

Au bout du vent…

Là haut

Immenses glaciers

Luisant au soleil,

Mille éteincelles

Soulagent mon cœur

Là haut dans l’infini…

1982

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Se revèllié lo mateun

Et avèi té,

Protso de mé,

Enco eundreumì…

Se revèllié

Et ëtre cheur

De ci amour

que m’accompagne

Eun po aprë l’atro,

Su lo sentì de la via…

T’eumbraché for

Et sèntì

Tigna vouéce eunlliournìa

Que me dit:

“L’è-t-ë dzà l’euya ? »

1982

Réveil

Se réveiller le matin

Et t’avoir ici,

A côté de moi,

Encore endormi…

Se réveiller

Et être sûr

De cet amour

Qui m’accompagne

Un pas après l’autre

Dans le sentier de la vie.

Te serrer fort

Et écouter

Ta voix endormie

Qui me dit :

« Est-ce déjà l’heure ? »

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A mamma


Voueu,

voullioù te porté

eunna fleur,

mamma,

pe te die :

te vouë di bièn.

Mè,

lo tran tran

di dzor

l’a robbome

ceutta pènchue.

Et ara

que t’ë eun trèn

à lavé le s-ése

et te me sourì,

me rapello :

n’i po de fleur

à te ballié,

te dédio

ceutta petchouda poésia.


Pour maman


Aujourd’hui,

je aurais voulu t’apporter

une fleur,

maman,

pour te dire :

je t’aime bien.

Mais,

le tran-tran

de la journée

m’a fait oublier

cette idée.

Et à présent

que t’es en train

de faire la vaisselle

et tu me souris,

je m’en souviens :

je n’ai pas de fleur

à t’offrir,

mais

je te dédie

cette petite poésie.

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Ame


Un coup léger de vent

un frisson grêle te prends,

on dirait qu’il y a quelqu’un,

là, près de toi,près du feu.

On dirait qu’il y a quelqu’un

et ton cœur l’entends

et ton cœur se tait…

Il ne faut jamais ignorer

la voix d’une âme,

de ton âme, peut-être.

Il ne faut jamais l’ignorer.


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Té,

t’avétse maque

la plodze et l’ouvva,

la souffrance,

la maladì,

la mor.

Avétse enco lo solèi,

Lo sourie d’eun mèinou,

la tendresse de eunna madan

que l’èt eun trèn a fie lo tsèisson,

avétsa enco la via.

Et, maga-a…

Te tsandze idò!!!

1981

Regardes

Toi,

Tu ne regardes que

La pluie et le vent,

La soufffrance,

La maladie,

La mort.

Regardes aussi le soleil,

Le sourire d’un enfant,

La tendresse d’une grand-mère

En train de tricoter des chaussettes,

Regardes aussi la vie.

Et, peut-être…

Tu vas changer d’idée !!!

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La belle d’autrefois


Penchée sur la rive dorée,

le soleil couchant

lui caressant les cheveux blonds,

la mignonne rêve à son demain,

à un amant fort et puissant..

Ses lèvres s’étirent,

les pommettes rougissent…

Un frisson fait trembler

ce petit corps grêle,

la jeune fille a honte

de ce songe hardi.

Soudain, elle murmure dans l’ombre

« Pardonnez-moi, Sainte Marie ! »


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Dans cet instant d’amertume

Qui me prends à la gorge

Je me refuge dans la plume

Pour me réconforter,

Pour ne pas désespérer

Et pour croire encore,

Un tout petit peu

Dans les gens,

Dans les autres…

Triste brouillard

Que je jette sur mes yeux,

Je ne crois plus à personne,

Je me ses en ermite

Au milieu du monde…

1981

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Amertume

Ça fait très mal

De découvrir

L’amertume,

Le dégout,

Quand on a le cœur naïf ;

Ça fait très mal

De dire adieu

A de faux amis ;

Ça fait très mal,

Et des larmes silencieuses

Rident mes joues,

Mon âme.

Mais ça ne fait rien.

Je continue,

Je continue mon chemin.

1981

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