Archivio per la Categoria “Les sentiments”

Poesie sui sentimenti

Une violette


Je voudrais être

une fleur,

une tendre violette

pour t’offrir mon parfum,

ma naïve beauté

là dans un verre

oublié sur ton piano.


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Çalla ouvva que èntre

De désot la fenëtra

Me ballie eun frisson

Que dérèndze me pènchue….

Avétso le dzë

Que paasson i tseumeun,

Le pèi drèt,

Lo colèt di paltò

Tanque su le bouëgno,

et, ni fran bontèn,

cé, avouë té,

protso di fouà.

1980

Vent

Ce vent qui se faufile

Sous la fenêtre

Me donne un frisson

Et dérange mes pensées….

Je regarde ceux

Qui passent dans la rue,

Les cheuveux hérissés,

Le col du paletot

Sur les oreilles,

Et, je suis vraiment bien,

Ici avec toi,

Près du feu

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Il pleut


Il pleut,

et cette pluie si douce

caresse les feuilles rousses,

effleure les rocs

et les sentiers

et voile mon cœur

d’une brume pâle,

un tout petit peu légère,

un tout petit peu amère…

et je penses à toi…


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Voudrìo

Que te me portiche

Eunna violetta,

Eun botchon tot tsaplò,

ou eunna follie

avouë écri:

te pènso !

Voudrìo

Eun sourie catchà,

Eunna caresse pi tèndra

Et ta vouèce

Que me dit

Tot toodzèn :

Te lamo…

Voudrìo

Avèi migna man

Deun la tigna,

Quan fé frèt

Et po d’atro…

Po d’atro…

Voudrìo…..

1980

A’ toi

J’aimerais

Que tu m’apportes

Une violette.

Un bouchon découpé,

Ou une feuille

Sur la quelle t’as écrit :

Je penses à toi !

J’aimerais

Un sourire voilé,

Une caresse plus tendre

Et ta voix

Qui murmure

Doucement

Je t’aime….

J’aimerais

Avoir ma main

Dans la tienne

Quand il fait froid

Et rien d’autre…

Et rien d’autre…

J’aimerais….

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Je me souviens


Je me souviens

de ta main

dans la mienne,

hier soir…

Et ce souvenir

me peint le cœur

d’une douceur

étrange…


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Si on regarde

Autour de soi,

Et on voit…

Misère, violence,

Trahison et méfiance…

On pourrait être anéantis

Du désespoir..

Mais, nous, les hommes,

Ont est ici, dans ce monde,

Pour lutter, espérer, travailler

Et ensuit, mourir,

Sans n’avoir rien changé..

Et encore renaître,

Lutter, espérer..

Jusqu’au moment où

Le but sera atteint !

Quel but ?

La vie.

Une vrai vie.

LA VIE.

1979

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No sèn


No sèn

de numèrò

deun l’organisachon,

deun l’eunsèmblo di dzë,

di mondo.

Mé, sovèn,

no no rèndèn po contcho

que eun petchou numéro

pou gaaté tot.

No sèn !!

L’è çò que conte !!!


Nous sommes


Nous sommes

des numéros

dans l’organisation,

dans l’ensemble des gens,

du monde.

Mais, souvent,

nous ne nous rendons même pas compte

qu’un petit numéro

peut tout gâter.

Nous sommes !!!

C’est ce qui compte !!

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Quand j’étais enfant

Je regardais

Au de hors de la fenêtre

Pendant que la nuit déscendait.

Et je voyais

Les yeux des hiboux

Dans le noir des arbres

Et je comptais leur vols

D’une branche à l’autre.

Dans le tiède brouillard

des soirées d’automne,

je me promenais le long du ruisseau

et les feuilles qui en tombant

tourbillonaient,

ètaient comme des amies,

des camarades de voyage.

Et je riais

En regardant les chauve-souris

Qui volaient près de moi

Et presque me touchaient

De leurs ailes noires et pointues.

Et dans le silence et la paix du bois

Je rêvais à mes jours d’avenir,

A mon prince,

Aux longs cheveux noirs,

Qui m0’accompagnait

Sur son blanc cheval

Dans le jardin des nuages

Et me parlait

De sa vois douce et mélancolique.

Quand j’ètais enfant

Je n’avais jamais peur

Ni des loups ni des tonnerres,

Je croyais que le monde entier

Etait mon ami…

Et que le vent,

la pluie, les bêtes

pouvaient jouer

à cahe-cache avec moi…

1978

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Euntre lliù


Eun coridon d’épeutallie

lon et tot blan,

et eun petchou mèinou

pe la man de sa mamma

paase per lé.

« Péqué yet tan de dzë paë, mamma ? »

« Ou-t-eu resté quèi eun moman ? »

Lo petchou mèinou sopatte tchëca la tëta

et tot euntre lliù dit:

« Que beur que l’est cé, mamma ! »


Entre soi


Un couloir d’hôpital

tout long et blanc,

et un gamin

par la main de sa maman

passe par là.

« Pourquoi y-a-t-il tellement de monde, maman ? »

« Veux-tu te taire un momant ? »

Le petit secoue la tête

et entre soi il murmure :

« Qu’il est moche ici, maman ! »

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Voueu l’est fëta

Pe no valdotèn,

an dzènta fëta,

no no sèn retrouò

tcheut ensèmblo,

ouso die tcheut unì,

no pouèn enco fie quaitsousa.

1977

Fête

Aujourd’hui c’est la fête

Pour nous valdôtains,

une belle fête,

On s’est retrouvés

Tous ensemble,

J’ose dire tous unis,

Nous pouvons encore réaliser quelque chose.

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Demèndze


L’è demèndze mateun,

le pappa se promeu-on

avouë leur petchou.

Lo mèinou avétse

foua de la fenëtra,

dae grousse grimme

lèi bèisson su le dzoute.

Lliù, tot solèt,

atèn signa mamma

que arreuviche di travail.


Dimanche


C’est dimanche matin,

les papas se promènent

avec leurs petits,

le gamin regarde

hors de la fenêtre :

deux grosses larmes

lui rident les joues.

Lui, tout seul,

il attend que sa maman

rentre du boulot.

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Eunna fleur

Eunna fleur te m’a pourtò,

eunna petchouda fleur bleua,

eunna tèndra violetta

que me sourit

deun lo vèyo

et me rappelle

te joué.


Une fleur


Tu m’as apporté une fleur,

une petite fleur bleueu,

une tendre violette

qui me sourit

là, dans un verre,

et me rappelle tes yeux.

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An tsanson tcheut ensèmblo

Achouattò itor di fouà,

eun bon flò de pan nër

et de fleur de montagne,

meulle souvenir

d’amour, de via, de pèina,

et un sourie d’espé-ance

catse an larma de douleur :

no dzoveu-o valdotén

no sèn enco espéré.

01/08/1976

Espérer

Une chanson tous ensemble

Assis auprès du feu,

Une bonne odeur de pain noir

Et de fleur de montagne,

Mille souvenirs

D’amour, de vie, de peines,

Et un sourire d’espérance

Voile une larme de douleur :

Nous, les jeunes valdôtains

Nous savons encore espérer.

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Dans vos yeux

Image de sourire,

sourire de nos gens,

dans vos cœurs,

dans vos yeux,

dans votre vie :

Désir de paix,

Désir inconnu,

Tristesse peut-être

Dans vos âmes jeunes,

Douce mélancolie d’espérance,

Douce mélancolie d’amour.

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Ecoute


Ecoute: le vent siffle joyeux le long de la rivière

et s’amuse comme dans un rêve.

Ecoute : les feuilles font la danse du printemps,

si fraîches, si vertes.

Ecoute : la jeunesse de l’eau qui gargouille

là bas dans les prés

et veut te donner un mot d’amitié.

Ecoute : la voix de Dieu dans les choses.

Ecoute son âme.

Il veut t’apprendre l’amour, la poésie ;

il veut t’apprendre à écouter.


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